Depuis 2020, le 11 mars est la journée nationale d’hommage aux victimes du terrorisme. Elle rassemble la Nation dans un moment de mémoire et de recueillement pour toutes celles et ceux qui ont été frappés par la violence terroriste.
Cette mémoire est aussi présente dans notre département. À Marseille, l’attentat de la gare Saint-Charles en 2017, qui a coûté la vie à deux jeunes femmes, nous a profondément marqué et a conduit à l’installation d’une stèle en hommage à toutes les victimes du terrorisme. Une gerbe sera déposée aujourd’hui en leur mémoire et en celle de toutes les victimes.
La France porte encore les cicatrices des attaques qui ont bouleversé notre pays ces dernières années : celles qui ont frappé notre démocratie, nos enseignants, nos lieux de vie et de culture. À chaque fois, ce sont les valeurs de liberté, de laïcité et de notre République qui ont été visées.
Mais la terreur et la violence ne connaissent pas de frontières. Les victimes doivent être reconnues partout dans le monde, sans hiérarchie ni double standard. Les attaques contre des civils doivent toujours être condamnées avec la même fermeté.
Cela signifie penser aux civils palestiniens tués à Gaza, aux vies israéliennes fauchées par les attaques terroristes, aux populations ukrainiennes frappées par la guerre, aux populations libanaises et iraniennes prises en étau dans l’escalade régionale, mais aussi aux drames souvent moins visibles qui frappent le Soudan ou la République démocratique du Congo.
La recherche de la paix exige une ligne claire : refuser les logiques d’escalade et défendre le droit international. Les soutiens apportés par des États à des organisations terroristes doivent être dénoncés avec fermeté, et aucune action militaire menée en dehors du droit international ne peut être acceptée.
Enfin, cette journée nous rappelle que la terreur peut aussi prendre d’autres formes. Dans certaines régions du monde, comme au Mexique, les cartels imposent une violence qui s’apparente à une véritable stratégie de terreur contre les populations. Chez nous aussi, le narcotrafic gangrène nos territoires et détruit des vies. Dans les Bouches-du-Rhône, des familles ont payé le prix de cette violence, à l’image de celle d’Amine Kessaci, engagé contre ce fléau.
En ce 11 mars, souvenons-nous : à toutes les victimes, ici et ailleurs, la République doit la mémoire, la justice et l’engagement de tout faire pour que ces violences reculent.



