Vendredi 9 octobre, Marc Pena s’est rendu à Aix-en-Provence aux côtés des lycéennes, lycéens et étudiants mobilisés, successivement à la Rotonde, devant le lycée Cézanne puis au commissariat d’Aix-en-Provence, pour défendre leurs conditions d’études et leur droit à l’avenir. « Ce que j’ai vu aujourd’hui est profondément préoccupant et dépasse largement ce que l’on peut accepter en matière de maintien de l’ordre dans une République comme la nôtre. » explique-t-il.
Cette démarche s’inscrit dans le prolongement de l’interpellation de Marc Pena auprès du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, lors de son audition en commission des Lois le mercredi 7 octobre. Le député des Bouches-du-Rhône l’avait notamment interrogé sur le respect des droits des mineurs placés en garde à vue dans le cadre des mobilisations lycéennes. Le ministre avait alors indiqué ne pas avoir connaissance de difficultés particulières sur ce sujet.
C’est dans ce contexte que Marc Pena a souhaité exercer son droit de visite des lieux de privation de liberté, conformément à l’article 719 du Code de procédure pénale, en se rendant au commissariat d’Aix-en-Provence, afin de s’assurer directement des conditions de garde à vue et du respect des droits des personnes interpellées, notamment des mineurs.
À cette occasion, il a pu échanger avec la commissaire de police nationale ainsi qu’avec plusieurs personnes gardées à vue, majoritairement mineures. Certaines lui ont fait part de leurs inquiétudes et ont rapporté des propos et des comportements qu’elles estiment inappropriés de la part de certains agents des forces de sécurité intérieure. Marc Pena tient à rappeler son attachement au respect des droits fondamentaux et des garanties légales dont bénéficie toute personne privée de liberté, avec une vigilance particulière lorsqu’il s’agit de mineurs, enfants de la République.
Marc Pena condamne fermement toutes les formes de violence, d’où qu’elles viennent. Il appelle toutefois à ne pas laisser les tensions et les débordements occulter l’essentiel : les revendications légitimes d’une jeunesse qui dénonce la dégradation de ses conditions d’études et s’inquiète pour son avenir.
« Notre responsabilité collective n’est pas de détourner le regard des revendications de cette jeunesse, mais de l’écouter. Revendiquer de meilleures conditions d’études et le droit à un avenir digne ne devrait jamais être un motif d’inquiétude pour celles et ceux qui s’engagent pacifiquement. La jeunesse mérite des réponses politiques, pas seulement des réponses sécuritaires. » conclut Marc Pena.



