Depuis plusieurs jours, des lycéens se mobilisent à Aix-en-Provence pour alerter sur leurs conditions d’études : manque d’enseignants, classes et journées surchargées, locaux dégradés, conditions d’accueil parfois indignes. Hier, jeudi 1 octobre, plusieurs centaines de jeunes se sont rassemblés dans le centre-ville.
Marc Pena tient à rappeler que ces revendications sont légitimes et doivent être entendues. Il déplore que les violences, les dégradations et les tensions qui ont émaillé la mobilisation viennent aujourd’hui occuper tout l’espace médiatique et reléguer au second plan la parole d’une jeunesse qui demande avant tout à être écoutée.
« Je condamne sans aucune ambiguïté les violences et les dégradations. Mais je refuse que les actes de quelques-uns permettent d’effacer les revendications de milliers de lycéens. La réponse à une jeunesse qui alerte sur ses conditions d’études ne doit pas être le silence ou la répression. »
Marc Pena adresse par ailleurs son soutien à la passante grièvement blessée en marge des manifestations et souhaite que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet accident. La mobilisation d’une jeunesse, dont une grande partie affirme vouloir manifester pacifiquement, ne peut en aucun cas se traduire par des atteintes à l’intégrité physique des personnes.
Le député appelle enfin à l’apaisement et au dialogue. Par courrier, il a demandé hier au préfet des Bouches-du-Rhône et au recteur de l’académie d’Aix-Marseille de recevoir les représentants lycéens aixois afin d’entendre leurs revendications et d’engager le dialogue. « Une nation ne doit pas avoir peur de sa jeunesse. Elle doit savoir l’écouter. À Aix comme ailleurs, il est urgent de répondre aux problèmes qu’elle soulève plutôt que de laisser les violences, qu’elles viennent de quelques manifestants ou qu’elles résultent d’une réponse policière disproportionnée, devenir le seul sujet du débat » conclut Marc Pena.



