Lors de la commission des Lois du 7 octobre 2026, Marc Pena a interrogé Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, convoqué dans le cadre des mouvements lycéens et des problématiques liées aux débordements et aux conditions du maintien de l’ordre.
Alors que plus de 6 000 personnes ont été interpellées et plus de 5 000 placées en garde à vue depuis le début du mouvement, dont 87 % de mineurs, le député a interpellé le ministre sur les conditions dans lesquelles ces jeunes sont pris en charge une fois conduits au commissariat.
Marc Pena a notamment relayé les témoignages préoccupants rapportés par un collectif de 52 avocats, faisant état d’insultes, de violences physiques, de conditions matérielles indignes et de difficultés, voire d’entraves, dans l’accès à l’avocat.
Le député a rappelé qu’« une interpellation n’est pas une condamnation, et une garde à vue ne peut jamais devenir une sanction », soulignant que les mineurs bénéficient de garanties spécifiques en matière de garde à vue, notamment concernant l’accès à l’avocat et l’information de leurs représentants légaux.
Il a ainsi demandé au ministre de l’Intérieur de garantir le respect effectif de ces droits dans l’ensemble des commissariats où sont conduits les jeunes interpellés, et de préciser les instructions données aux forces de l’ordre pour assurer leur accès à l’avocat, l’information de leurs familles ainsi que leur intégrité physique et morale.
Pour Marc Pena, le maintien de l’ordre ne peut se concevoir au détriment des droits fondamentaux. « Un mineur privé de liberté reste un enfant que la République doit protéger », a-t-il rappelé au ministre.
Le député a enfin souligné que « l’ordre républicain ne s’arrête pas aux portes d’un commissariat » : il doit également s’appliquer lorsque l’État exerce son pouvoir sur la liberté d’un enfant. Il appelle ainsi le Gouvernement à veiller à ce que la réponse aux mobilisations lycéennes demeure proportionnée et respectueuse des droits fondamentaux de la jeunesse.



